Le choix du plancher adéquat pour votre projet ne se résume pas simplement à sa couleur. C’est en effet le résultat de la composition idéale entre la qualité attendue, la largeur, le fini, l’essence, et bien sûr la couleur. Si cette dernière évolue au gré des tendances, les essences sont quant à elles plus constantes. Découvrez laquelle vous convient le mieux !

 

Érable dur

À ne pas confondre avec l’érable argenté puisqu’ils n’ont en commun, au final, que le mot érable, l’érable dur est aussi connu sous le nom d’érable à sucre. Cet arbre typiquement nord-américain présente un grain dur, lisse et uniforme. De toutes les essences que nous vous proposons, l’érable est la plus claire et la plus uniforme, tout en présentant quelques caractéristiques qui lui sont propres : stries minérales, effet zébré, grain piqué, etc.

Dureté du bois selon l’échelle de Janka* : 1450 livres

 

Merisier

Assurément l’essence la plus populaire au Québec, le merisier, ou bouleau jaune, est plus riche en couleur et variations que l’érable, sans toutefois être trop chargé. Il conserve sa douceur dans les colorations vaguées et parfois plus contrastantes. Un peu plus tendre que l’érable, il n’en demeure pas moins un choix harmonieux et vivant.

Échelle de Janka*: 1260 livres

 

Chêne rouge

Traditionnellement considérée comme une essence de style très classique, sa teinte naturelle aux reflets rougeâtres et rosés peut s’avérer surprenante quand on lui choisit une teinture plus contemporaine. Son grain plus chargé permet un camouflage efficace des marques et encoches, limitant ainsi les effets visibles du temps.

Échelle de Janka*: 1290 livres

 

Chêne blanc

Si son grain est semblable à celui du chêne rouge, sa couleur naturelle jouera plutôt dans les teintes de beige et de brun, offrant une élégance et une richesse qui lui sont propres. Les diverses coupes disponibles permettent un éventail de possibilités et mettent en valeur différents grains particuliers, ce qui donne un effet de profondeur et en fait fondre plus d’un!

Échelle de Janka*: 1360 livres

 

Noyer américain

Est-ce le mouton noir des planchers ? On pourrait dire que oui! Non seulement par sa couleur naturelle qui est nettement plus foncée que les autres, mais également par son résultat au test de Janka, qui dévoile une essence plus tendre. En effet, le noyer américain est le plus dur des bois mous. Toute imitation fait pâle figure à côté d’un véritable noyer, et sachez que la lumière fera pâlir sa couleur naturelle au lieu de la foncer comme on a l’habitude de voir !

Échelle de Janka*: 1010 livres

 

Hickory

Parmi l’offre locale, c’est cette essence qui offre la plus grande résistance. Les couleurs qu’elle présente sont contrastantes et vives, allant du beige blanchâtre au brun soutenu. L’oxydation naturelle du bois l’entraînera vers une douce teinte dorée, sans pour autant perdre de son caractère. De par sa grande dureté, il est de mise de valider si votre contexte se prête à son installation. Par exemple, on ne recommande pas d’installer un plancher en hickory sur un plancher chauffant.

Échelle de Janka*: 1820 livres

 

Frêne

De couleur très claire elle aussi, cette essence offre un grain de bois veiné et texturé, mais moins chargé que celui du chêne. Sa tonalité joue dans les blancs crème et les bruns dorés, avec quelques pointes plus foncées. La présence des anneaux de croissance visibles mais espacés permet de dissimuler les marques du temps.

Échelle de Janka* : 1320 livres

 

Bien que les essences présentées soient les plus populaires pour les planchers en Amérique du Nord, les bois exotiques ont eux aussi des cachets uniques et dignes de mention. Sapele, Jatoba, Acajou africain, et bien d’autres offrent des bijoux d’originalité, comme cette planche dans le plancher de sapele.

 

On ne le dira jamais assez, il n’y a pas de bonne réponse : il n’y a que VOTRE choix selon VOS propres critères! Prenez le temps de peser le pour et le contre, votre plancher fera partie de votre vie pour plusieurs années!

 

*Le test de dureté Janka mesure la force requise pour enfoncer une bille d’acier de 0,444 pouce de diamètre dans le bois. Ce test sert également à déterminer leur degré de facilité au sciage et au clouage.

Myriam Fournier
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Novembre amène son lot de températures fraîches et si vous êtes comme nous, vous appréciez être au chaud! C’est donc le moment parfait pour vous parler de ce produit génial, le plancher chauffant, qui vous réchauffe les pieds et rend vos matins frisquets plus doux. Bien que l’isolation d’une maison soit essentielle quand on parle de température, le plancher chauffant est un petit luxe à s’offrir pour davantage de confort!

 

L’ABC du plancher chauffant

Les systèmes traditionnels de chauffage, tels que les plinthes ou systèmes à air pulsé, élèvent en premier lieu la température ambiante, réchauffant ensuite les surfaces. Contrairement à ces systèmes, le chauffage radiant fonctionne tel le rayonnement solaire : le rayonnement qu’il émet irradie le plancher, se transformant en chaleur au contact d’un objet, d’une paroi froide ou d’une personne. Ensuite, la surface chauffée réchauffe à son tour l’air ambiant par ce même rayonnement.

Il existe deux types de chauffage radiant : électrique et à eau/au glycol.

  • Électrique : consiste à installer un câble enfilé dans une membrane prévue à cet effet ou un tapis prêt à l’emploi enfermant déjà le câble chauffant. Ce sont deux options relativement simples et rapides à installer. Il peut être aussi bien installée dans une maison existante que dans une construction neuve.
  • À eau/au glycol : composé de plusieurs éléments interconnectés et on doit construire un circuit de tuyaux qui passent dans le sous-plancher. Ce système est donc plus complexe et plus coûteux. Il est aussi plus facile à installer dans une construction neuve et nécessite un entretien périodique. Par contre, il peut chauffer de plus grands espaces que l’électrique.
À gauche : chauffage radiant électrique (Schluter) | À droite : chauffage radiant à eau/au glycol

 

Pourquoi installer un plancher chauffant?

Selon une étude menée par l’université de Kansas State, en partenariat avec l’American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers (ASHRAE), un système de chauffage radiant a démontré une efficacité jusqu’à 25% plus grande qu’un système à air pulsé. Bien évidemment l’efficacité de tout type de chauffage est influencée par la construction de la maison ainsi que son isolation!

Contrairement au chauffage traditionnel où la chaleur émane d’un seul point, la distribution de la chaleur qu’offre le chauffage radiant est uniforme. Ainsi, il y a aussi moins de risque de perte de chaleur. À l’opposé des plinthes qui craquent et des convecteurs qui peuvent prendre de la place sur un mur, le chauffage radiant est silencieux et invisible! Quel bonheur de ne pas avoir à se casser la tête pour placer les meubles dans la pièce afin de ne pas obstruer les sources de chauffage!

 

Pour quel type de plancher?

Bien que le chauffage radiant puisse être installé sous plusieurs types de couvre-planchers, il reste que certains revêtements sont plus appropriés, tolèrent mieux les variations de température et retiennent mieux la chaleur. Bien évidemment, lorsqu’on parle de plancher chauffant, on pense tout de suite à la céramique de la salle de bain ou de la cuisine! À l’instar de celle-ci, les pierres naturelles et le béton sont tout à fait appropriés pour l’installation d’un chauffage radiant.

La moquette est cependant à proscrire, car elle crée un filtre entre la surface du sol et la pièce. Le vinyle pur est aussi à éviter, car la chaleur le fait trop ramollir. Par contre, le vinyle SPC peut être utilisé, à condition de ne pas installer de membrane entre le chauffage radiant et le vinyle.

Vous voudriez vous offrir le chauffage radiant sous ce magnifique plancher Carousel de Mirage? Hé bien c’est possible! L’important est de privilégier un plancher d’ingénierie (collé ou cliqué) plutôt qu’un classique 3/4″. Vous n’avez plus qu’à laisser travailler notre équipe de professionnels qui se chargera de l’installation!

Chêne rouge Caractère Carousel

 

Que ce soit pour la salle de bain, la cuisine ou la maison en entier, le plancher chauffant est une option plus qu’intéressante pour vos pieds et nous sommes convaincus que vous ne serez pas déçus de l’avoir installé!

Julie Morneau
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Plus que jamais, la cuisine est au centre de nos vies. Cette pièce, autrefois bien plus pratique que charmante, est devenue le point tournant de doux moments et une carte maîtresse pour ajouter du cachet à votre demeure. Avec tous les matériaux, couleurs, designs et textures disponibles, la seule limite est votre imagination et, soyons réalistes, votre budget aussi! Pour harmoniser cette composition bien à votre image, il est primordial que le couvre-plancher soit lui aussi sélectionné avec soin, dans le respect de vos désirs, tant pour le look que le rendement.

Voici nos propositions de couvre-planchers ainsi que les caractéristiques clés qui leur sont propres. Il n’existe pas de solution parfaite pour l’ensemble des projets, mais nous sommes convaincus que vous trouverez LA solution qui conviendra parfaitement à VOTRE projet!

 

Céramique

Réalisation et crédit photo : Armoires AD+

De loin l’option la plus fréquemment utilisée au cours des dernières décennies, on s’assure avec la céramique d’une grande résistance à l’usure et aux dégâts en surface. Facile d’entretien et offrant un éventail de possibilités fort impressionnant, c’est d’emblée l’option à laquelle on pense quand on planifie les rénos ou qu’on imagine notre nouvelle construction. Ce matériau demeure cependant plus frais au contact, et les tuiles peuvent casser ou craquer avec les aléas du temps. La gamme de prix dans la tuile de céramique étant très vaste (moins de 1$/pi² jusqu’à 25$/pi² et plus), il est difficile d’établir un comparable pour les coûts. Toutefois, en se fiant à des moyennes, on estime qu’il en coûtera autour de 7 à 10$/pi², installation incluse.

 

Bois

Hopscotch, Chêne rouge Caractère de Mirage

Trop souvent boudé par crainte de l’abîmer, le bois est aujourd’hui tout à fait de mise dans nos cuisines. Cette option assure la continuité dans le décor et confère un cachet riche et doux à la cuisine. De plus, il est confortable et significativement plus chaud au contact du fait que c’est un matériel « vivant ». Les technologies ayant grandement évolué, les vernis appliqués sur les planchers de bois permettent maintenant une résistance accrue à l’usure et un délai amélioré pour ramasser les dégâts de surface. Il n’en demeure pas moins que le bois peut être encoché si on y échappe un objet lourd. Fait intéressant, puisque c’est le seul revêtement qu’on peut restaurer dans le temps et qui peut être sablé/vernis plus d’une fois, il représente l’option écologique par excellence! Le choix de l’essence et du fini auront bien évidemment une incidence sur le prix : la moyenne, incluant l’installation, se trouvant généralement entre 6 et 10$/pi².

 

Vinyle

Noyer Zeus de Nuvo

Nous avons tous déjà vu un prélart de cuisine chez nos grand-mères, qui avait un effet plastique et qui tendait à friser dans les coins de la pièce ou aux joints. Ce couvre-plancher aussi a bien évolué dans le temps : mieux conçu et plus permissif, on retrouve aujourd’hui le vinyle en rouleau ou en planchette. L’option en planchette étant priorisée chez nous de par son look, sa facilité d’installation et d’entretien, le vinyle en général est très approprié dans les cuisines, les salles de bain, de même que partout ailleurs dans la maison. Certains le préfèrent pour sa neutralité face à l’eau, et pour sa « souplesse » contrairement à la céramique. Le vinyle peut se présenter sous de multiples aspects, prenant l’allure de planches de bois ou de tuiles de céramique, et même de blocs de béton! Le coût d’une planchette de vinyle installée sera d’environ 5$/pi².

 

Béton

Bien que cela puisse être surprenant comme choix pour certains, avec la montée du look industriel des dernières années, le béton s’est tout naturellement fait une place dans certains décors. Malgré qu’il soit dur et froid, il remporte la palme pour la texture et le matériau à l’état brut. Les coûts seront très variables dépendant si on utilise un epoxy, un fini particulier ou si on y ajoute des stries de fantaisie.

 

Votre cuisine sera le théâtre de discussions, d’échanges, de fous rires, de petits pas et de découvertes multiples et tous ces couvre-planchers offrent des avantages non-négligeables pour votre vie. Vous vous connaissez et l’option qui vous rejoint le mieux sera celle pour vous. Faites-vous confiance et faites-nous confiance !

 

Pssst! Profitez de la PROMOTION D’AUTOMNE pour planifier le relooking de votre cuisine!

Myriam Fournier
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Que vous soyez de type lustré ou mat, entre les deux ou ultra mat, le fini de votre plancher doit être sélectionné avec soin. Si d’abord et avant tout ce choix semble être une question de look, les différents finis offrent tous des particularités à considérer. Découvrez-en plus afin de bien cibler le produit qui vous convient !

 

Vernis

Un vernis de qualité devrait présenter certaines caractéristiques importantes, afin de répondre aux plus hauts standards :

  • Adhérence accrue : lors d’un impact au sol, le vernis ne pelle pas.
  • Flexibilité optimale : le vernis suit le grain du bois au lieu d’être cassant, grâce aux fines particules qui se chevauchent dans les couches de vernis.
  • Clarté : parce que si on choisit du bois franc c’est qu’on aime son look, il donc est préférable que le vernis laisse transparaître le veinage du bois au lieu de créer une opacité selon les reflets.
  • Résistance aux taches : le vernis doit bien sceller et protéger le bois contre les taches et liquides.

Finis et lustres

À gauche: Semi-lustre // À droite: Satin

Le niveau de lustre d’un fini est déterminé par la quantité de lumière qui est réfléchie par celui-ci à un angle de 60 degrés, ce qui représente l’angle de vision lorsqu’une personne est debout.

L’offre de produits dans nos marchés propose le plus fréquemment 3 niveaux :

  • Semi-lustre, qui offre un lustre de 45-55%, selon « la recette » du manufacturier. Ce fini représente le standard sur le marché des planchers de bois franc prévernis et il rehausse davantage la couleur du plancher. C’est également ce fini qui dissimule le mieux les traces de pieds humides, mais sur lequel la poussière est la plus visible.
  • Satin, qui offre un lustre de 30-40%. Ce fini offre un bon compromis entre les 2 autres, proposant un look plus classique avec la facilité d’entretien d’un plancher mat.
  • Mat, qui offre un lustre de 10-20%. Ce lustre crée un effet feutré et doux que plusieurs apprécient grandement. Il est parfait pour les pièces à haut trafic, car il dissimule plus facilement les égratignures et la saleté.
À gauche: Semi-lustre // À droite: Mat

C’est la texture du vernis qui contribue à donner un aspect plus ou moins mat au fini du plancher.  

Couleur

Selon le lustre choisi, sachez que celui-ci influencera l’apparence de la teinture appliquée sur le plancher. La même couleur appliquée sur la même essence donnera souvent un résultat bien différent selon le lustre du vernis qui y est appliqué!

C.O.V.

Le monde du couvre-plancher n’échappe pas à la demande grandissante en matière de produits éco-responsables. En effet, cette forte tendance a poussé les manufacturiers à développer des produits sans C.O.V. (composés organiques volatiles), ce qui ajoute à la tranquillité d’esprit qu’offre les finis de planchers de bois franc. L’environnement est une priorité bien présente dans l’industrie du couvre-plancher.

 

Huilé

Érable Sahara

Qu’en est-il des planchers huilés? Ce type de plancher, popularisé en Europe et gagnant maintenant du terrain en Amérique, offre une finition matte d’environ 5-10% de lustre, lui conférant un aspect authentique et naturel. L’huile ne laisse pas de couche brillante sur la surface du plancher et pénètre dans le bois en profondeur. Grâce à son fini ultra mat, elle fait ressortir le grain du bois et les imperfections deviennent moins apparentes. Nécessitant un entretien facile avec des produits spécialisés, il ne faut surtout pas négliger la magie de ce type de fini, qui opère quand on veut retoucher soi-même le plancher suite à un bris ou une marque. Les planchers Intemporel, tel l’érable Sahara ci-contre, représentent une belle option des plus écologiques dans ce type de fini.

 

Innovation

Qui a dit qu’il fallait choisir entre le meilleur des deux ? Mirage a récemment lancé le fini Duramatt, qui offre l’aspect ultra mat du plancher huilé, sans l’entretien qui accompagne ce fini. Tant qu’à développer un tel produit, Mirage en a profité pour le bonifier avec des caractéristiques plus qu’impressionnantes :

  • Agent microbien pour un environnement plus propre.
  • Résistant aux taches.
  • Résistance aux égratignures.
  • Fini de polyuréthane 20 fois plus résistant à l’usure que les finis huilés conventionnels.
  • Fini flexible et élastique, pour une plus grande longévité.

 

À la lumière de ces informations, vous voilà mieux outillés pour effectuer un choix éclairé. En déterminant vos besoins et vos priorités, vous serez en mesure de cibler le type de fini qui convient le mieux à votre réalité. Il ne restera qu’à le combiner avec le look que vous désirez créer dans votre décor, et le tour sera joué pour un produit à votre image.

Julie Morneau
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Laminé, stratifié, flottant : 3 termes, 1 plancher! L’expression « plancher flottant », aujourd’hui la plus utilisée, découle de sa méthode d’installation qui lie les planches les unes aux autres par le clic, sans avoir à les fixer au sol.

Que ce soit pour un condo, un bureau, un sous-sol ou encore une maison, le plancher laminé s’avère souvent être une excellente alternative lorsque le budget est plus serré!

Le plancher laminé a connu une évolution importante depuis son introduction dans les années 80. Si au départ il avait la forme de panneaux, chaque panneau présentant la même image de 2 à 3 planches, et qu’on le collait dans les joints, aujourd’hui il en est tout autre! Même les plus sceptiques peuvent être confondus par les textures, les couleurs, les dimensions et les finis riches qu’on retrouve sur le marché! Saurez-vous trouver les planchers laminés en consultant notre catalogue complet?

 

Vous avez un projet à réaliser en plancher laminé? Voici les critères à considérer afin de faire un choix éclairé selon votre projet :

L’épaisseur du plancher

À défaut de se répéter: l’épaisseur d’un plancher flottant n’en fait absolument pas la qualité! Il existe des 8mm de meilleure qualité que des 13mm. La différence est plutôt qu’une planche moins épaisse permettra plus de possibilités de dimensions, en largeur comme en longueur. Si le sous-plancher est égal et uniforme, toutes les épaisseurs donneront un effet confort semblable. Toutefois, si le sous-plancher présente des irrégularités, une planche plus épaisse créerait potentiellement un meilleur effet.

La résistance à l’usure (cote AC1 à AC5)

Tous les planchers laminés répondent à une norme de résistance et de durabilité, établie selon les résultats de tests et selon les matériaux utilisés à la fabrication. Plus le chiffre qui suit le code AC est élevé, plus la résistance du produit est grande. Une cote AC3 est la norme en référence pour le contexte résidentiel où la circulation y est jugée normale. Les cotes AC4 et AC5 assureront un rendement plus élevé, s’avérant plus approprié dans les contextes commerciaux ou à plus dense circulation. Nous recommandons de concentrer vos recherches sur les produits offrant une cote AC3 ou plus pour un produit durable.

La norme E1

Les panneaux de particules utilisés dans de tels matériaux peuvent être une source de formaldéhydes, un composé très volatil classé comme cancérigène! La norme E1 certifie une teneur égale ou moindre à 8mg pour 100g, qui est la norme la plus stricte à ce jour. D’autres matériaux du même type arrivent maintenant à obtenir la norme E0, soit sans teneur en formaldéhydes, et la tendance devrait se répercuter sous peu dans le monde des planchers laminés. En attendant, E1 est déjà un gain important et non-négligeable!

La composition

Le MDF (Medium Density Fiberboard) étant un matériau très connu et répandu, peu de gens connaissent l’existence du HDF (High Density Fiberboard) qui offre une plus grande densité du produit final. Les fibres étant plus comprimées, elles procurent une plus grande stabilité de même qu’un produit plus solide et plus résistant à la pression et aux variations d’humidité. On favorise évidemment le HDF dans les planchers laminés!

Exemple de « dropclic » avec un épaulement large

La sorte de clic et l’épaulement

Plusieurs types de clics existent et il est important d’en tenir compte. Le « dropclic » et autres types apparentés sont définitivement les plus intéressants lors de l’installation et même des réparations. Il est permissif et sa manipulation est simple, contrairement aux clics où on doit descendre la rangée dans toute sa longueur pour que le lien soit bien fait. Aussi, un épaulement (le retour dans la forme du clic) plus large sera plus approprié pour la structure du plancher et pour éviter les éclats au niveau des joints.

La garantie

Les garanties des planchers laminés sont variables et indiquent en fait que le plancher ne décolorera pas et qu’il ne se délaminera pas. De plus, la garantie est souvent dégressive avec les années d’utilisation. Il est aussi très rare qu’un usager se rende à la durée de vie de la garantie, et ce pour différentes raisons (désir de changement, modification des pièces, dégât d’eau, etc). Pour un usage résidentiel, il est impératif d’avoir une garantie, certes, mais qu’elle ait une durée de 25 ou 35 ans ne relève en vérité que du marketing! Il en est tout autre pour les projets à vocation commerciale par contre, où la garantie est souvent différente et applicable de façon plus précise. En règle générale, une garantie de 15 ans ou plus est tout à fait appropriée selon le contexte.

 

Avec ces critères de sélection, vous pourrez faire un choix éclairé et à votre image pour votre plancher laminé! Bien évidemment, aucun produit n’est parfait et il viendra un temps où des bris seront inévitables. En sélectionnant un produit de qualité supérieure, vous vous éviterez bien des soucis et retarderez ainsi les effets du temps. Après tout, on ne marche pas sur la tête et tellement de belles choses prennent vie sur votre plancher!

Myriam Fournier
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Article rédigé en collaboration avec Interbois

Si vous êtes actifs sur les divers portails d’inspiration déco et tendance (Pinterest, Instagram, etc), vous avez certainement vu défiler de magnifiques décors avec des murs en Shiplap, sans nécessairement savoir qu’il s’agissait de cette version 2.0 du lambris, qui est indéniablement un incontournable ces temps-ci.

Découvrez-le

Le Shiplap est un revêtement historique qui renaît en version bonifiée, puisqu’il permet maintenant de choisir l’espacement désiré entre chaque planche lors de l’installation. Peut-être l’avez-vous déjà vu dans une version un peu différente, appelée « Nickel gap paneling », désignant l’épaisseur d’une pièce de monnaie entre chaque planche, créant ainsi l’effet recherché.

Initialement destiné au revêtement extérieur, le Shiplap est aujourd’hui développé et adapté pour une installation intérieure, se mariant autant au design moderne, industriel ou traditionnel. Le bardage en bois Shiplap peut être peint ou teint et placé horizontalement (le plus commun) ou verticalement. Il ajoute un élément texturé distinctif et offre une belle combinaison de chaleur et de durabilité à votre environnement de vie.

Apprenez-en plus sur l’origine du Shiplap et son évolution ici.

Personnalisez-le

Puisque votre projet se doit d’être tout aussi unique que vous, n’hésitez pas à personnaliser votre revêtement Shiplap ! Au départ, le matériau est brut (c’est-à-dire sur apprêt lorsqu’en MDF et sans finition lorsqu’en bois), mais il est tout de même plutôt lisse, permettant l’application de peinture, teinture ou vernis. De nombreuses photos présentent le matériel peint en blanc, représentant le look populaire. Toutefois, sachez que la seule limite est votre imagination : une nuance plus claire, un ton plus sombre, un délavé, etc. Plusieurs longueurs de lattes sont offertes selon les dimensions de la surface à couvrir, afin d’éviter ou limiter les joints apparents. Osez et appropriez-vous le look final!

Installez-le

Outre son aspect chaud et texturé, c’est sa facilité d’installation qui fait du Shiplap un choix populaire parmi les produits disponibles pour tous ceux qui veulent ajouter du caractère à leur décor. Aucune colle nécessaire et aucun clou apparent! Les adeptes de DIY seront enchantés d’installer ce produit simple à travailler. Armez-vous d’une scie et d’un marteau à finition, sans oublier le fameux crayon de plomb. Les planches sont déjà taillées avec la forme adaptée pour le chevauchement et le clouage. Il ne manque par conséquent que quelques validations de mesures et c’est parti pour réaliser cet ajout enrichissant plutôt facilement et rapidement!

Aimez-le

Puisqu’il complète si bien les autres textures et caractéristiques de la maison, pourquoi ne pas envisager l’installer au plafond ? Tout est une question de dosage encore une fois.

Il existe plusieurs façons de créer le look Shiplap : planches de bois rectangulaires, panneaux de MDF, panneaux de béton ou carreaux de céramique. Ces options offrent toutes un aspect intéressant, mais il faut prévoir de repeindre au préalable le mur à recouvrir puisque la couleur originale sera apparente étant donné l’espacement entre chaque morceau rectangulaire. C’est en partie pour pallier à cela que l’entreprise Interbois a décidé de se concentrer sur la planche de pin ou de MDF préformée en usine, un produit accessible à tous (tel que présenté ci-contre).

 

La tendance de revêtement mural en bois ou à effet bois est toujours bien vivante! Le Shiplap s’y colle tout à fait : épuré, de charme décontracté et permissif, il ajoute une touche d’audace à votre décor et vous pouvez le faire vous-mêmes sans trop de casse-tête! La preuve qu’on n’avait pas besoin de réinventer le monde, mais de simplement améliorer ce qui se faisait déjà. À l’instar du monde de la mode, la nouvelle tendance existe souvent depuis fort longtemps.

Myriam Fournier
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Inspirations 2018 : 10 nouveautés en couvre-planchers

Chaque année, nous attendons avec impatience les nouveautés mises en marché par nos fournisseurs. S’inspirant de tendances de partout sur le globe, le monde des couvre-planchers n’a rien de terne et de fade !  Nous vous présentons ici notre top 10 des nouveautés sélectionnées dans notre offre de produits globale. Que la nouveauté soit en subtilité ou encore des plus surprenantes, gageons qu’un moins l’une d’entre elles attirera votre attention et vous donnera des idées de projets !

 

1. Le Lunar Eclipse de Mirage

« À la fois riche et vibrante, cette couleur offre un look hors du commun. Versatile par ses tons variés de brun aux reflets noirs, en passant par des nuances chaudes de beige, elle traversera le temps sans perdre son charme originel. » (Texte et crédit photo: Mirage)

 

2. La couleur Sésame de la collection Aroma+

La tendance du moment est retour aux sources et au look naturel, ouvrant la voie bien grande pour cette couleur qui attire par sa douceur et sa chaleur. C’est la couleur caméléon par excellence, s’harmonisant autant aux décors contemporains qu’aux plus classiques.

 

3. L’effet Antiqué sur les planchers huilés Intemporel

L’effervescence autour du bois de grange et des marques du temps sur le bois se retrouve même dans les couvre-planchers. L’effet « antiqué » apporte du caractère et du panache aux lamelles, créant un look des plus riches. De plus, il aide à camoufler les marques du temps pour les années à venir. N’est-ce pas ce qu’on appelle joindre l’utile à l’agréable?

 

4. La couleur Mojave dans Intemporel

Les plancher préhuilés conservent la cote pour la facilité avec laquelle on peut les retoucher à travers les années et leur aspect très mat. Chaleureux non seulement au coup d’œil mais également au contact, on aime leur effet « cozy ». C’est d’ailleurs dans cette lignée que Parquets Alexandra ajoute la couleur Mojave (photo ci-dessus) à sa collection Intemporel, une couleur harmonieuse qui saura mettre en valeur les différents éléments de votre décor.

 

5. La couleur Hula Hoop de Mirage

Cette teinte créée par superposition de couleurs présente un beige riche et naturel, rappelant le charme authentique des planchers anciens tout en offrant un effet très actuel. Aussi offert en Herringbone (motif de style chevron), cette option permet de créer différents motifs qui sauront assurément attirer l’attention.

 

6. La céramique TRAME

La fantaisie refait surface dans le département de la céramique ! On ose avec une touche plus funky, on met de l’accent et on apporte une texture bien fraîche avec ces tuiles aux motifs vivants, offrant une infinité de combinaisons lors de l’installation. Découvrez la nouvelle dimension 8’’ x 8’’ !

 

7. La couleur Quinoa de la collection Aroma+

Parfait équilibre entre le gris chaud, le naturel et une juste dose de texture, Quinoa offre un coup d’œil riche et doux. Cette teinte allège les décors qu’elle habite et complète à merveille l’inspirante collection Aroma+.

 

8. Le revêtement mural large

Depuis quelques années, le bois ne s’installe plus qu’au plancher. Si l’effet 3D est toujours en vogue, la planche large de style « Shiplap » fait maintenant son entrée, et toute une entrée! Offerte dans des couleurs audacieuses, classiques, ou simplement en indémodable blanc, elle peut être installée verticalement ou horizontalement, et même au plafond; la seule limite est votre imagination!

À gauche: Shiplap de Interbois; à droite: Cape Cod de Wall Concept Vintage

9. Planchette de vinyle Amande

Qui a dit que le vinyle devait avoir l’air plastique ou artificiel ? Les nouveaux finis suivent les mêmes tendances que le bois : couleurs plus douces et plus chaudes, à la recherche de l’effet naturel du bois. Là encore, les matériaux s’améliorent à vitesse grand V, et le SPC (Stone Polymer composite) fait son entrée. Cet amalgame représente l’évolution et la progression du classique LVT, et cette évolution permet d’offrir, entre autres, un produit très stable et peu réactif aux variations de l’environnement.

 

10. Collection Signature couleur 80101 Sullivan

Pinterest et autres sources d’inspiration de ce monde nous baignent depuis un moment dans un environnement où on donne une 2e vie aux meubles, aux articles « vintage » et où on met en valeur les matériaux bruts. Cette couleur, offerte en plancher laminé (flottant), rend bien l’effet usé par le temps, sans compromettre les nombreux avantages offerts par les technologies actuelles. Un trompe-l’œil fort intéressant pour un look audacieux!

Myriam Fournier
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Puisque rien n’est parfait, pas même notre propre mère (avouons-le !), aussi bien assumer que nos imperfections ne nous rendent pas moins attrayants. Il ne suffit que de les tourner à notre avantage ! Cette belle philosophie s’applique également au bois.

Eh oui, même cette noble matière a un talon d’Achille ! Sa faiblesse ? Il est toujours vivant. Même après avoir été coupé de long en large, il demeure réactif à son environnement en tout temps.

Quand l’humidité est bien présente dans l’air, le bois l’absorbe et se gorge d’eau. Il subit alors une certaine expansion, ce qui peut créer un vallonnement dans les planches. Si on atteint un trop haut taux d’humidité pendant une longue période, il est même possible qu’elles sortent de leur espace ou poussent leurs voisines, entraînant un déplacement. Comme le plancher est réactif et non proactif, il n’aura pas la faculté de reprendre sa place.

À l’opposé, si l’air est sec, le bois s’assèche et se rétrécit. C’est à ce moment que des ouvertures ou des craquements se créent. Si ces mouvements atteignent un stade critique, il se pourrait que les planches ne se replacent pas complètement.

Que faire pour éviter que cela ne se produise ?


1. Contrôler le taux d’humidité de votre résidence

Comme notre climat québécois implique d’importantes variations de température (-30 à +30 !), le bois « travaille » constamment. Un contrôle de l’humidité ambiante de votre résidence s’impose alors et aidera à réduire les réactions possibles de cette matière. Pour ce faire, procurez-vous un outil de mesure adéquat et (roulement de tambour, c’est ici le truc !) conservez le taux d’humidité entre 40 et 50 % en tout temps. Pas plus compliqué !

En été, veillez à déshumidifier, à aérer, à climatiser et à faire circuler l’air de l’habitation afin de faire descendre le taux d’humidité. En hiver, cherchez à créer de l’humidité, soit en laissant circuler les vapeurs de douche ou de bain, soit – et c’est de loin le moyen le plus efficace – à l’aide d’un humidificateur.

2. Déterminer le format de la planche

Les mouvements et réactions sont en quelque sorte proportionnels à la planche, c’est-à-dire que, dans un même contexte, une planche plus large « travaillera » plus qu’une planche étroite.

3. Opter pour un plancher d’ingénierie

Si le sous-plancher est en béton, que le taux d’humidité de la pièce est instable ou que l’on aime la planche très large, le plancher d’ingénierie est l’option idéale, puisque ce bois de technologie avancée assure une stabilité accrue de la matière et limite les mouvements du plancher.

4. Choisir une essence adaptée au contexte

Plus une essence de bois est dure, plus elle est dense et plus elle est forte, donc plus ses réactions seront grandes. Elle peut alors provoquer des déplacements pouvant être majeurs. On a déjà vu un ilot être déplacé, ça vous donne une idée…

5. Sélectionner un plancher de qualité

Évidemment, c’est également relatif à la qualité du plancher et à son séchage lors de la fabrication. S’il n’est pas séché adéquatement en usine, il voudra le faire chez vous. Vous devinez la suite…

6. Installer le plancher dans les règles de l’art

L’utilisation d’un papier pare-vapeur sous le plancher est de mise. Aussi, il faut laisser au plancher un joint de dilatation, c’est-à-dire un espace de ¼’’ tout le tour de la pièce où il pourra aller chercher l’espace qu’il lui manque lorsqu’il prendra de l’expansion.

Lors de l’installation, le taux d’humidité dans le bois et dans la résidence ainsi que le choix des matériaux auront un impact. Par la suite, il vous faudra porter attention au taux d’humidité ambiante à la maison. Ainsi, tout sera en place pour limiter le travail de votre magnifique nouveau plancher !

Votre plancher de bois franc est défraîchi ? Découvrez les options qui s’offrent à vous ici 

Changer le look de notre plancher : les options

Myriam Fournier
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Quand vient le temps de rafraîchir notre décor, plusieurs éléments y passent. On débute en douceur avec les coussins, les cadres et quelques accessoires déco. Quand ça ne suffit plus, on sort les rouleaux et on change la peinture, en osant même une tapisserie ou un recouvrement mural en bois! Déjà on sent le vent de changement qui fait du bien.

 

Mais voilà qu’une fois qu’on a commencé, on est inspirés et on se laisse emporter! Les armoires pourraient être rajeunies, certains meubles remplacés, et pourquoi ne pas installer un foyer? Vous voyez certainement où on veut en venir. Eh oui, inévitablement on regarde à nos pieds ce plancher qui nous supporte depuis un certain nombre d’années et qui en a vu passer des pas. Des petits pieds ou des plus grandes pointures, des roulettes, des jouets, des pattes de meubles, et sûrement quelques dégâts! Que ce soit parce qu’il présente quelques signes d’âge permanents (la crème anti-rides des planchers ne semble pas être encore en vente libre) ou parce que sa couleur ne s’agence plus aussi bien qu’avant à votre décor, il y a des solutions!

 

Aujourd’hui nous vous invitons à considérer ces options et les comparer afin de déterminer laquelle est la bonne pour vous, selon vos propres critères.

 

  • Changer le plancher dans sa totalité. Parce que vous n’en aimez plus l’essence, ou parce que la largeur des lamelles vous chicotte, pour changer ces éléments structuraux, il faut arracher le plancher et en installer un nouveau. Il faut alors considérer les coûts relatifs à l’ensemble des étapes : arracher et disposer du plancher en place, revisser le sous-plancher, enlever les plinthes et les réinstaller, ou prévoir des quarts de rond dans le bas des plinthes en place, l’installation du nouveau plancher et finalement, le plancher en lui-même.

 

Cette option est la plus permissive et produit un résultat A1; elle est donc évidemment celle qui implique le plus de coûts. Par contre, si vous êtes habiles manuellement, un peu – beaucoup – passionnément, et que vous pouvez faire une ou quelques-unes de ces étapes par vous-mêmes, tant mieux, retirez-les du décompte. Sinon, il est important de ne pas les négliger, au risque d’être déçus au final par de mauvaises surprises. Et si le cœur (et la patience!) vous en dit, vous pouvez même prendre le temps d’arracher le plancher avec beaucoup de minutie pour le récupérer dans un autre étage ou pour quelqu’autre utilisation. Soyons honnête, il se peut que vous changiez d’idée en cours de route… À vous d’y voir!

 

  • Installer un nouveau plancher par-dessus celui en place. C’est faisable, à condition de respecter certaines règles. Il faut effectivement s’assurer de la solidité du plancher actuel; s’il y a des endroits où ça craque quand vous y marchez, mêmes à pas bien discrets au milieu de la nuit, il faudra voir à visser adéquatement les planches de ces zones avant d’installer le nouveau plancher. De plus, il faudra garder en tête qu’un nouveau plancher en lamelles sera installé en sens inverse de celui actuellement en place (en lamelles aussi), toujours selon les règles de l’art. Si le plancher actuel en est un de parquetterie/marquetterie, cette obligation de sens d’installation ne s’applique plus.

 

Pourquoi se donnerait-on la peine d’enlever le plancher déjà en place alors? Parce qu’en installant par-dessus, on augmente alors l’épaisseur totale de notre plancher de bois. Ce qui veut dire qu’à moins de faire les mêmes modifications sur les autres couvre-planchers, il faudra prévoir une différence de hauteur non-négligeable aux jonctions avec la céramique, le vinyle/prélart, les nez de paliers, etc. Des moulures appelées « réduits » s’harmonisant à votre plancher pourront combler cette différence, si le look vous convient. Aussi, cela implique de remonter les plinthes en bas de mur (le simple fait de les retirer implique un certain risque de bris, vous l’imaginez sans doute) et parfois de couper les chambranles et les portes. C’est encore une fois une question de goûts personnels.

 

  • Sabler et revernir le plancher actuellement en place. L’option écolo par excellence, très orientée vers le développement durable. Cette option nous permet de conserver le plancher actuel, dont la structure est toujours très bonne pour de nombreuses années, et donc de profiter encore et encore de l’investissement initial. En sablant, le vernis, de même que la teinture s’il y a lieu, sont complètement retirés de la surface du bois. On revient donc à la matière brute, et il nous est alors possible de choisir quelle finition on désire pour cette nouvelle vie. Les options sont grandes : lustre du vernis, colorant dans le vernis, fini huilé, et sur la plupart des essences, on peut même se permettre d’y appliquer une teinture pour en changer la couleur! Certes, on ne change pas l’essence du bois, la largeur de la planche et le grade, mais on peut tout de même changer considérablement le résultat projeté!

 

À noter également que si votre plancher en était un pré-fini, il y avait des V-joints entre les lamelles. En sablant, les « V » disparaîtront et on ne verra que la ligne à la jonction des planches, ce qui peut être bon ou moins bon selon la grosseur des « V » et vos goûts personnels!

 

Fait intéressant, il est désormais possible d’obtenir ce service avec l’option « sans poussière ». Cela contraste drastiquement avec les implications que ces travaux pouvaient avoir autrefois : grand ménage, ventilation à nettoyer, nourriture gaspillée, relocalisation temporaire des habitants, etc. Notre recommandation, et elle est fondamentale : si l’option de sabler et vernir est celle qui vous rejoint le plus, prenez le temps de choisir un bon sableur, et méfiez-vous des sableux! Le résultat final ne sera assurément pas le même et dites-vous qu’un bon sableur ne sable que le minimum nécessaire du bois, vous laissant ainsi profiter des 3 à 4 sablages possibles avec votre plancher. Oui oui, autant que ça! Le bois est un matériau très durable.

 

Que vous optiez pour une option ou l’autre, l’important est que vous le fassiez pour les bonnes raisons et avec les bons partenaires. Ma mère me disait souvent que « tout ce qui mérite d’être fait mérite d’être bien fait ». Ça ne pourrait pas mieux s’appliquer! Quand on pense à la durée de vie d’un plancher et tout ce qu’on peut lui faire vivre dans le temps, il mérite bien qu’on prenne le temps de choisir ce qu’il y a de mieux.

Emmanuelle Tremblay
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Le chêne blanc… et pourquoi pas ? : Plancher de chêne blanc

Lorsque l’on est à l’étape de trouver le parfait plancher pour notre projet, on comprend rapidement qu’il y a plusieurs éléments qui composeront ce produit idéal. La couleur, le fini, la texture, la largeur, le grade, la façon de l’installer, etc. On découvre aussi inévitablement que la même combinaison de couleur et fini donnera pourtant un look bien différent lorsqu’appliqué sur des essences de bois différentes!

Exemples de la même couleur
Chêne 

VS
Érable

Mais qu’est-ce qu’on veut dire au juste par « essence de bois »? C’est en fait la sorte d’arbre! Au Québec, nous travaillons depuis fort longtemps avec nos essences nord-américaines telles que l’érable, le merisier et le chêne rouge.   Par contre, nous désirons vous parler de cette essence qui attire aujourd’hui l’attention de par son aspect différent et les nouvelles possibilités qu’elle apporte : le chêne blanc. Autrefois utilisé pour la construction maritime, ou encore depuis plusieurs décennies en Europe pour le mobilier et les finis d’intérieur en bois, le chêne blanc est maintenant plus présent que jamais dans le domaine des couvre-planchers au Québec (et même en Amérique). Sa dureté à l’échelle de Janka* est de 1360 livres, soit très près de celle d’un érable dur, qui est bien reconnu pour sa solidité. Cela ajoute à son éventail de caractéristiques avantageuses.

White Mist
Chêne blanc White Mist Caractère

http://boutiqueduplancher.com/planchers/white-mist/

Le chêne blanc relève d’un équilibre des plus intéressants !

  1. Il arbore un grain de bois bien présent, et pourtant tout en délicatesse.
  2. On retrouve dans sa teinte naturelle aussi bien l’aubier presque blanc que le bois de cœur qui est brun gris.
  3. Il peut compléter un look très contemporain autant qu’un décor classique traditionnel.
  4. Il incarne la parfaite image de la matière à l’état brut alors qu’il apporte de la chaleur au décor qui l’entoure.

En tant que passionnés du bois, nous ne pouvons passer sous silence l’élément de surprise qui accompagne l’utilisation du chêne blanc. Rassurons d’emblée les sceptiques : nous parlons aussi de surprises positives! Cette essence déjà riche et chaleureuse prend encore plus de noblesse quand on y découvre des marques de bois uniques et bien particulières. Si autrefois on pouvait penser que ces marques étaient des défauts, aujourd’hui elles sont prisées et méritent d’être mises en valeur. Comme quoi la nature nous réserve de belles merveilles!

veinages
Veinages chêne

Alors, au final, pourquoi ne pas oser le magnifique chêne blanc pour votre plancher ?

Chêne blanc Grey Drizzle
Chêne blanc Grey Drizzle

 

*Le test de Janka mesure la force requise pour enfoncer une bille d’acier de 0,444 pouce de diamètre dans le bois. Ce test sert également à déterminer leur degré de facilité au sciage et au clouage.

Emmanuelle Tremblay
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