27 mars 2018 +

6 astuces pour limiter le travail de votre plancher de bois

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Puisque rien n’est parfait, pas même notre propre mère (avouons-le !), aussi bien assumer que nos imperfections ne nous rendent pas moins attrayants. Il ne suffit que de les tourner à notre avantage ! Cette belle philosophie s’applique également au bois.

Eh oui, même cette noble matière a un talon d’Achille ! Sa faiblesse ? Il est toujours vivant. Même après avoir été coupé de long en large, il demeure réactif à son environnement en tout temps.

Quand l’humidité est bien présente dans l’air, le bois l’absorbe et se gorge d’eau. Il subit alors une certaine expansion, ce qui peut créer un vallonnement dans les planches. Si on atteint un trop haut taux d’humidité pendant une longue période, il est même possible qu’elles sortent de leur espace ou poussent leurs voisines, entraînant un déplacement. Comme le plancher est réactif et non proactif, il n’aura pas la faculté de reprendre sa place.

À l’opposé, si l’air est sec, le bois s’assèche et se rétrécit. C’est à ce moment que des ouvertures ou des craquements se créent. Si ces mouvements atteignent un stade critique, il se pourrait que les planches ne se replacent pas complètement.

Que faire pour éviter que cela ne se produise ?


1. Contrôler le taux d’humidité de votre résidence

Comme notre climat québécois implique d’importantes variations de température (-30 à +30 !), le bois « travaille » constamment. Un contrôle de l’humidité ambiante de votre résidence s’impose alors et aidera à réduire les réactions possibles de cette matière. Pour ce faire, procurez-vous un outil de mesure adéquat et (roulement de tambour, c’est ici le truc !) conservez le taux d’humidité entre 40 et 50 % en tout temps. Pas plus compliqué !

En été, veillez à déshumidifier, à aérer, à climatiser et à faire circuler l’air de l’habitation afin de faire descendre le taux d’humidité. En hiver, cherchez à créer de l’humidité, soit en laissant circuler les vapeurs de douche ou de bain, soit – et c’est de loin le moyen le plus efficace – à l’aide d’un humidificateur.

2. Déterminer le format de la planche

Les mouvements et réactions sont en quelque sorte proportionnels à la planche, c’est-à-dire que, dans un même contexte, une planche plus large « travaillera » plus qu’une planche étroite.

3. Opter pour un plancher d’ingénierie

Si le sous-plancher est en béton, que le taux d’humidité de la pièce est instable ou que l’on aime la planche très large, le plancher d’ingénierie est l’option idéale, puisque ce bois de technologie avancée assure une stabilité accrue de la matière et limite les mouvements du plancher.

4. Choisir une essence adaptée au contexte

Plus une essence de bois est dure, plus elle est dense et plus elle est forte, donc plus ses réactions seront grandes. Elle peut alors provoquer des déplacements pouvant être majeurs. On a déjà vu un ilot être déplacé, ça vous donne une idée…

5. Sélectionner un plancher de qualité

Évidemment, c’est également relatif à la qualité du plancher et à son séchage lors de la fabrication. S’il n’est pas séché adéquatement en usine, il voudra le faire chez vous. Vous devinez la suite…

6. Installer le plancher dans les règles de l’art

L’utilisation d’un papier pare-vapeur sous le plancher est de mise. Aussi, il faut laisser au plancher un joint de dilatation, c’est-à-dire un espace de ¼’’ tout le tour de la pièce où il pourra aller chercher l’espace qu’il lui manque lorsqu’il prendra de l’expansion.

Lors de l’installation, le taux d’humidité dans le bois et dans la résidence ainsi que le choix des matériaux auront un impact. Par la suite, il vous faudra porter attention au taux d’humidité ambiante à la maison. Ainsi, tout sera en place pour limiter le travail de votre magnifique nouveau plancher !

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Myriam Fournier
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